Mardi 4 juin 2013 2 04 /06 /Juin /2013 11:32

 

Lorsque l’on évoque le démantèlement nucléaire, généralement, on pense tout de suite centrales et réacteurs nucléaires. En France, à l'heure actuelle, 10 réacteurs nucléaires sont en cours de démantèlement sur les 68 mis en service à partir des années 60.

 

Evidemment, depuis Fukushima, ceux-ci sont de nouveau accusés de tous les maux, et l'on pointe parfois du doigt une éventuelle impossibilité à tous les démanteler complètement et proprement.

Les anti-nucléaires se basent ainsi sur un postulat simple pour affirmer que la manoeuvre est impossible : 

 

aucun grand réacteur n'a encore été totalement démantelé dans le monde.

 

C'est vrai.

 

Shippingport aux USA, Niederaihbach et de Gundremininger en Allemagne , et Ibarahi au Japon, tous ont fait place nette, mais ces installations étaient bien modestes par rapport aux mastodontes modernes.

 

En France, c'est encore moins bien : c'est le zéro pointé. Pas un seul réacteur n'a été entièrement démantelé

L'exemple de Brennilis en Bretagne, doyenne nucléaire et "centrale témoin" est éclairant : suite aux multiples imboglios administratifs et recours divers, aucune date de démantèlement ne peut-être avancée. La centrale, fermée depuis 1985, devait connaître un "retour à l'herbe", le terme officiel, en 1999. 

Mais la phase deux (sur 3)  du démantèlement est aujourd'hui à peine entamée. De quoi largement tordre le coût et l'étirer bien au delà de ce qui était initialement estimé. On parle aujourd'hui de 500 millions d'euros, 20 fois ce qui était prévu à l'origine. Quant à un hypothétique terme...

Si le démantèlement est aussi long, si l'on a du mal à croché dans l'atome, c'est parce qu'après des lustres de production d'électricité, tous les matériels intégrés dans le réacteur sont irradiés. Ca ne simplifie pas la tâche et fâche forcément l’exploitant des centrales nucléaire, EDF, qui est responsable du démantèlement de ses installations.

L'entreprise vient d'ailleurs d'annoncer qu'elle allait mettre la main à la poche : 55 milliards d'euros vont être investi d'ici 2025 pour... moderniser les 19 centrales et 58 réacteurs.

Chiffrer le ravalement, passe encore, mais le démantèlement, c'est plus compliqué...

Mais nous ne sommes pas ici pour crier au loup atomique. D'autres s'en chargent mieux que nous.

En revanche,  que l'on soit pour ou contre le nucléaire, une chose est certaine : il va bien falloir démanteler un jour.

Or ,depuis, la catastrophe de Fukushima, le marché du démantèlement est en pleine effusion, suite notamment aux décisions du Japon d'arrêter la quasi-totalité de ses 54 réacteurs, puis celle de l'Allemagne d'entamer sa sortie du nucléaire, en stoppant 8 de ses 17 centrales. Ajoutez-y le vieux parc européen plus que trentenaire ( 50 à 60 réacteurs sur les 155 en fonctionnement dans l'Union devraient être démontés à l'horizon 2025. Chiffre Le Monde) et vous obtenez les trois sept magiques du bandit manchot.

 

(Au total, dans le monde, pas moins de 300 réacteurs devront être arrêtés dans les vingt prochaines années dans le monde).

Forcément, cela aiguise les convoitises d'autant... qu'il n'y a pas que les centrales nucléaires !

En effet, elles ne sont pas les seules installations à nécessiter un tel traitement, notamment en France. Parmi la centaine d’Installations nucléaires de base (INB), dont font partie les centrales nucléaires, de nombreux chantiers de démantèlement sont en cours, comme l’illustre la carte suivante, qui décrit la situation en 2008.

installations en cours demantelement vignette-copie-1

Source : http://www.asn.fr    

 

 

Hormis les centrales, divers réacteurs expérimentaux (notamment ceux du Commissariat à l'Energie Atomique) et plusieurs sites industriels nucléaires civils ou militaires (laboratoires, sites de recherche...) devront passer par la case démantelage. 

L'un des premiers chantiers importants concerne ainsi l'usine d'extraction du plutonium de Marcoule. Important ? Son coût est estimé de 5,6 milliards d'euros. 

Brennilis n'est plus qu'un petit moulin à vent...

Les chiffres donnent le vertige et c'est pourquoi Anglais, Américains, Allemands, Espagnols, Italiens et même Belges (!) essaient tous de se faire une place au sommet, dans le monde entier.

La France ?

Les acteurs sont en place et la pièce vire déjà au drame sur la scène nationale. A côté, OK Corral fait figure d'aimable bluette :

EDF, le grand donneur d'ordre sur le marché français, estime être le spécialiste mondial de la question. Il a son propre centre d'ingénierie spécialisé, le Siden. Mais dans l'ombre, les appétits poussent : Veolia, qui a dû apprendre que la France va peser 15 % du "gâteau " mondial du démantèlement (chiffre Les Echos) vient de signer un accord avec le CEA pour se positionner sur le marché. Or, Areva, le frère ennemi d'EDF, bien qu'écarté pour l'instant du festin national, n'en démord pas : il faudra compter avec lui, peut-être sur le démantèlement de Bugey. Plus loin, Vinci et Bouygues regardent cela attentivement, attendant le moindre faux pas pour entrer dans la danse…

Bref, ils veulent tous en être. Vous l'aurez compris : il va y avoir du boulot dans le démantèlement nucléaire pour les prochaines années. Beaucoup de boulot.

Chez Atlantis-RH, nous en offrons déjà.

Venez jetez un coup d'oeil.

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