pont de Terenez

Le pont de Terenez sous haute surveillance

Il y a quelques jours, nous avons évoqué avec grande fierté le pont de Térénez qui n’en finit plus de recevoir des récompenses internationales. Mais rassurez-vous, si nous en parlons aujourd’hui, ce n’est pas pour une nouvelle démonstration pontifiante.

 

Non.

 

Nous souhaitons juste nous arrêter deux minutes sur la déconstruction de l’ancien pont, un monument historique dont la petite histoire retiendra qu’il fit une unanimité rare : il fut bombardé par les alliés et détruit par les Allemands pendant la deuxième guerre mondiale. Un robuste donc.

Néanmoins, depuis quelques jours, c’est l’allali sur l’Aulne (la rivière qui coule en dessous) : la déconstruction a débuté. Le pauvre vieux, rongé par l’alcali-réaction (la maladie du béton) nécessitait trop de colmatage pour être gardé en l’état.

Il va donc être démonté. Problème : l’opération est loin d’être simple.

Au fur et à mesure que les ouvriers s’affairent et enlèvent du poids, le tablier du pont remonte (déjà + 40 centimètres après enlèvement de l’enrobé).

Et ce n’est pas tout : le découpage du tablier entraîne des modifications de tensions sur les câbles porteurs et puisque ces pylones sont atteints de la maladie de l’alcali-réaction, ils en deviennent fragiles.

Du coup, entre la maladie du béton et les chutes de tension, le pont « gravataire » inquiète et le risque d’effondrement des pylônes est réel.

Pour éviter qu’on ne nous rejoue ici le pont de la rivière couac, les pylônes ont donc été placés en surveillance 24 h sur 24 pour s’assurer qu’ils restent parfaitement verticaux et ne subissent  aucune oscillation susceptible d’entraîner une chute.

 

Et dans le rôle du surveillant en chef, on a installé un théodolite, une sorte de station topographique pivotante, équipée d’un laser (on pourrait dire que cela ressemble comme deux gouttes de Nono au petit robot de la série Ulysse 31).

24 heures sur 24, ce laser se projette alternativement sur trois prismes fixés sur chaque pylone, à des endroits différents.  Grace à ces relevés continus, le théodolite sait si les pylones restent parfaitement verticaux.

Le moindre mouvement serait immédiatement transmis à une unité centrale qui se trouve à Marseille. On pouvait difficilement trouver plus loin en France pour donner l’alarme…

L’autre enjeu de cette déconstruction, c’est de récupérer tous les matériaux de ce vieux pont situé dans un site remarquable, hautement protégé par plusieurs classements. 15.000 tonnes de béton armé, 600 tonnes de charpentes métalliques, 400 tonnes de câbles et sustentes, 800 tonnes de pierres…

Tous ces déchêts seront triés, valorisés, recyclés ou stockés selon leur nature.

Les travaux, menés par la société DSD Démolition de Marseille, coûteront au total 4 millions d’euros.

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Futurs ingénieurs, voilà pourquoi vous devez faire des études !

Vous êtes jeunes, vous avez envie de croquer la vie à pleine dent et de partir parcourir le vaste monde pour obtenir, de l’école de la vie, la mention du jury, plutôt que d’étudier longuement ? Et bien réfléchissez à deux fois. Faire des études à l’université ou dans une grande école, cela a du bon financièrement, si l’on arrive à se projeter 40 ans en avant.

On prétend parfois que les diplômes se déprécient plus vite qu’un yuan Gourcuff. C’est peut-être vrai pour certains, mais dans l’ensemble, mieux vaut être un peu bardé, au moins à bac +5, si l’on veut gagner très correctement sa vie.

C’est ce que nous apprend une étude du moteur de recherche d’emplois Adzuna.fr, repris par Challenge.fr.

Les résulats sont sans appel : les bons diplômes peuvent générer plus d’un demi-million d’euros de salaire en plus sur toute une vie professionnelle.

Plus précisément, les “bac+5” peuvent espérer gagner jusqu’à 572.000 euros de plus que les “bac+2” au cours de leur vie professionnelle.

En effet, les salaires proposés aux détenteurs d’un bac+5 en ce moment atteignent en moyenne de 36.791 euros par an, (37 062 pour les ingénieurs) alors qu’avec un bac+2, une personne nouvellement recrutée obtiendra en moyenne 24.031 euros par an (tous niveaux d’expérience confondus).

Les écoles d’ingénieur offrent ainsi un bon retour sur investissement : le gain de salaire par rapport à un bac+2 atteint 541.000 euros sur la totalité d’une carrière normale.

Bon, on ne voudrait pas non plus empêcher les globe-trotters de trotter aux quatre coins du globe s’ils le souhaitent. On leur conseille juste de se ballader à Bac +2 et de revenir tenter leur chance aux concours. Après tout, on peut intégrer une école d’ingénieurs à n’importe quel âge….

centrale nucléaire

Touche pas à ma centrale nucléaire !

Souvent, et de plus en plus, on n’évoque le nucléaire que pour opposer pros et antis et les avis balancent toujours du blanc au noir. Mais il est une population que l’on interroge assez peu au final et qui pourtant occupe une position centrale sur la question : les élus des communes qui hébergent les réacteurs.

Or, en écoutant hier un sujet diffuser sur France Info, nous avons réalisé qu’il n’y a pas vraiment de débat sur la question dans les villes concernées. Au contraire, c’est même plutôt le consensus stricto sensu qui règne. La raison : l’effusion d’argent provenant de la fusion de l’atome.

Nous avons retrouvé le sujet diffusé à la radio.

Les trois candidats à l’élection municipale à Fessenheim (dont un ingénieur en énergie renouvelable), dans une harmonie plus proche de l’OK chorale que du règlement de comptes électoral, militent tous pour que la centrale continue de tourner.

Pour rappel, Fessenheim doit fermer ses vannes en 2016.C’était une promesse du candidat Hollande. EDF ne s’y oppose pas puisque l’entreprise a réussi à négocier habilement l’allongement de la durée de vie de 18 autres centrales, portée de 40 à 50 ans.

Du coup, les élus ou futurs élus Fessenheimois grognent et voient d’un œil maussade la perspective de perdre les quatre millions d’euros de taxe professionnelle que rapporte la centrale. Quatre millions d’euros sur le budget d’une ville de 2 000 habitants, c’est le Pérou qui tourne, et 2 500 emplois directs et indirects atomisés…

(Selon EDF, la centrale contribue à la fiscalité locale à hauteur de 50 millions d’euros, dont 1,6 million d’euros pour la seule taxe foncière).

Il n’y a d’ailleurs pas qu’à Fessenheim que l’on crie son amour pour les centrales.

Voici un reportage réalisé à Pierrelatte, commune située près de la centrale du Tricastin. Le maire ne s’en cache pas : les 5 millions d’euros perçus au titre de la taxe professionnelle sont une véritable « poule aux œufs d’or » pour la commune et ses administrés.

Selon un sondage BVA publié en septembre dans Le Parisien Magazin, 53 % des Français se déclaraient « favorables à une sortie progressive du nucléaire».

Ils sont peut-être moins nombreux à Fessenheim ou Pierrelatte qu’ailleurs…

La Norvège

La Norvège va t-elle abandonner l’exploitation des énergies fossiles ?

En Norvège, on a du pétrole, mais aussi des idées. La dernière en date risque de faire causer dans le bourg “Energie” : les Vikings vont étudier la possibilité pour leur fonds souverain d’arrêter d’investir dans les énergies fossiles. Une commission d’experts indépendants vient d’être mandaté sur la question.

Vu de France, on appellerait cela se tirer une balle dans le pied. En version norvégienne, cela doit se traduire par s’étouffer avec son saumon.

 

On le sait en effet, la Norvège, c’est un pays qui vit bien, et heureux, grâce à l’apport du pétrole et du gaz, les deux mamelles fossiles qui depuis les années 60 ont hissé le pays au sommet des classements de l’OCDE.

Le pétrole consitue ainsi 22 % du PIB et le pays se situe juste derrière la Russie et l’Arabie Saoudite pour l’exportation de pétrole et de gaz naturel.

Bien.

On peut donc logiquement se demander quelle mouche les a piqué pour qu’ils soient prêts à défenestrer leur confortable matelas.

Oui, pourquoi le fonds souverain national, connu pour être le plus important au monde, (rendement de 15,9% et valeur des actifs gérés estimée à 610 milliards d’euros) voudrait-il largué la jolie danseuse qui invite tous les Norvégiens au bal, virtuel, des millionnaires ?

BFMTV rappelait récemment que “chacun des quelques 5,1 millions de Norvégiens possède virtuellement un patrimoine proche du million de couronnes norvégiennes, soit environ 121.000 euros !”

Comme eût dit Lénine, il faudrait être marteau pour se débarasser du fossile.

Sauf que non, en fait.

Si la Norvège met en avant ses questionnements, fort à propos, relatifs au risque carbone et aux conséquences environnementales annoncées, son moteur est ailleurs.

Car ce n’est pas sur de beaux principes que l’on fonde sa richesse, mais sur l’argent.

Evidemment, Le fonds souverain a investi un petit paquet dans des compagnies pétrolières et gazières ( environ 43 milliards de dollars dans des compagnies pétrolières et gazières).

Ces choix financiers participent de ses excellentes performances financières (+16 % en 2013). Mais il y a mieux : les placements verts du fonds se sont avérés encore plus lucratifs.

Depuis 2009, le fonds norvégien a investi 5,2 milliards d’euros dans près de 170 entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables, l’eau ou la gestion des déchets. Ces participations lui ont rapporté un bénéfice net de 41 % en 2013“. (Source novethic.fr)

La voilà la vraie raison ! La Norvège, qui figure déjà sur le podium des pays les mieux préparés à l’énergie du future, a compris qu’avec le vert, on peut faire des efforts environnementaux mais aussi des billets ! Cela donnera peut-être quelques idées aux économies réticentes…

En tout cas, si la réflexion aboutit à un désinvestissement majeur norvégien, nul doute que celle fera des vagues bien au-delà de la Mer du Nord.

matériel de chantier

Faut-il louer ou acheter son matériel de chantier ?

Que vous soyez un particulier un brin bricoleur ou une entreprise du secteur BTP, vous avez besoin de vous équiper. C’est alors que se pose le dilemme : faut-il acheter ou louer son matériel. Petit tour des raisons de choisir l’un ou l’autre…

 

Vous êtes une entreprise soucieuse de simplifier sa gestion avec les clients ? Location

Comment facturer au client, sur un devis, l’utilisation d’une machine ? Si vous la louez, pas de problème, il n’y a qu’à reporter la location. Si vous utilisez du matériel acheté, on espère que vous avez fait math sup. Calculer l’âge du capitaine est encore plus simple.

Vous êtes du genre à aimer faire des affaires ? Achat.

La raison est ici évidente : vous voyez souvent des soldes sur des locations ? Franchement ? En revanche certains sites Internet proposent désormais des ventes expresses avec de substantielles économies à la clé.

Vous êtes du genre à ne pas avoir beaucoup d’espace de stockage ? Location.

Avoir du matériel TP, c’est bien. Surtout si l’on s’en sert. Les équipements inutilisés prennent souvent beaucoup de place, si vous en êtes les propriétaires. Avec la location, se soucis disparaît. Ne dit-on pas que le vrai luxe, c’est l’espace ?

 

Vous êtes du genre à vous simplifier la vie ? L’achat

Louer du matériel TP, un bulldozer par exemple, c’est un peu comme louer un appartement. Il faut faire attention aux différents états des lieux. Lorsque vous louez, vous devez vérifier l’état général du bien pour ne pas avoir de mauvaise surprise avec votre caution. De la même façon, quand on loue, il faut consciencieusement vérifier les conditions générales pour rendre le matériel en temps et en heure. Les têtes en l’air apprécieront. A contrario, on pourrait aussi penser que se simplifier la vie, c’est éviter la maintenance du matériel et donc choisir la location.

Mais si on commence à chipoter…

 

Vous êtes une entreprise qui joue l’ouverture ? La location

Situation économique oblige, lorsque l’on est une entreprise il faut savoir ouvrir son activité à d’autres secteurs. Il peut d’ailleurs ne s’agir que de travaux ponctuels autour de votre activité de base. Il serait donc idiot de refuser au prétexte que vous êtes mal outillé. La location est alors une bonne solution.

 

Vous êtes du genre à faire des économies à long terme ? Probablement l’achat

Ici, nous évoquons plutôt les contrats longue-durée, ceux qui peuvent s’étaler sur cinq ans. Dans ce cas, il faut prendre conseil auprès de votre comptable ou de toute personne compétente pour faire des calculs de rentabilité, car il n’est pas certain du tout que la location soit plus avantageuse que l’achat.

Finalement, il est assez dur de prendre position pour l’achat ou la location. C’est davantage l’utilité et la situation financière du particulier ou de l’entreprise qui va dicter le choix. Pour le matériel que vous utilisez tous les jours, la question ne se pose pas : il faut acheter surtout si ces investissements contribuent à valoriser l’entreprise et à faciliter son quotidien. Néanmoins, en période de crise, lorsque la capacité d’emprunt est limitée, la location est privilégiée. Ainsi à l’heure actuelle, les professionnels du secteur estiment que 40 % du matériel est loué.

Un concours pour raconter sa vie de jeune ingénieur

Vous êtes un jeune ingénieur, vous maîtrisez les arcanes du smartphone et vous avez envie de raconter votre quotidien professionnel ? Alors le concours“Vine ma vie d’ingénieur”, lancé par SEGULA Technologies, est fait pour vous.

Pour postuler à « Vine ma vie d’ingénieur », vous allez devoir réaliser une vidéo Vine (format hyperviral de 6 secondes) mettant en scène avec humour votre quotidien d’ingénieur et la partager sur les réseaux sociaux avec le hashtag #VIEDINGE.

Les résultats seront proclamés le 14 mars. (plus de renseignements :viedinge.fr)

Nous avons jeté un coup d’oeil aux premières réalisations.

A notre avis, il y a encore moyen de faire mieux. Voici notre sélection, entre nihilisme et inspiration enrhumé. Cliquez sur l’image pour démarrer/arrêter (six secondes en boucle, c’est vite lassant)

vinci

Le chiffre du dimanche : 40 000

40 000 c’est le nombre d’emplois que pourrait créer, selon le PDG de Vinci Xavier Huillard, le plan de relance autoroutier qui se négocie actuellement entre l’Etat et les concessionnaires des autoroutes de France.

 

Ce plan de relance a pour but de permettre aux concessionnaires d’engager des travaux sur le réseau routier. Plus précisément, Il s’agit d’étendre le périmètre des routes concédées aux sociétés d’autoroutes : ces dernières prendraient alors en charge les travaux d’aménagement et l’exploitation de ces routes contre un allongement de la durée de la concession qui leur a été accordée.

 

3,6 milliards d’euros seront engagés. Et Xavier Huillard l’affirme : ce sont les concessionnaires eux-mêmes qui paieront la note.

 

La contrepartie, puisque contrepartie il y a, c’est l’allongement de la durée des concessions pour trois ans.

 

Les concessionnaires voient la fin des concessions se profiler, la plupart arrivant à terme dans les années 2020 ou au début des années 2030. Ils aimeraient donc tirer un peu sur la pelote.

Après tout, pourquoi pas. C’est de bonne guerre. Et les travaux évoqués par le plan de relance sont conséquents.

Mais sachant que les trois grands groupes privés – Vinci Autoroutes, APRR (Eiffage et Area) et Sanef (Sanef et SAPN) qui représentent les trois quarts du réseau routier – ont touché 7,6 milliards d’euros en 2011 et vont en engranger encore de nombreux avant terme, on peut s’interroger sur la prolongation demandée et sur, grosso modo, les 20 milliards que vont encaisser les trois grands groupes.

Les trois années supplémentaires vont, théoriquement, plus que largement rembourser les sociétés concessionnaires…

Bon, maintenant, niveau emploi, on ne va pas critiquer un plance de relance qui affiche 40 000 emplois au compteur. Ce n’est pas le moment.

D’ailleurs, vous voudrez bien nous excuser, mais cette fois-ci, nous ferons notre propre concession :

Nous ne prendrons pas partie.